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Lundi 6 Avril 2020 - Saint du jour
 
 
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Dimanche 5 Avril 2020
Commentaire du psaume 22(21)
Prière du serviteur souffrant


La Semaine Sainte s'ouvre aujourd'hui avec le dimanche de la Passion et des Rameaux. La première lecture du prophète Isaïe, le psaume et la lecture de Saint Paul aux Philippiens sont identiques chaque année.
Les évangiles de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et du récit de la passion changent chaque année. Cette année, nous écoutons Saint Mathieu.

Dans le récit de la passion de Jésus le jour des Rameaux, au cœur du mystère pascal, résonne ce cri du Fils de l’Homme agonisant, cri prononcé en araméen, langue parlée par notre Seigneur, ce qui nous émeut encore plus : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » 
« Hosanna »<.i> et « Qu’il soit crucifié !» Voilà les deux cris qui rythment tour à tour la prière du dimanche des Rameaux et de la Passion. Le psaume 22 (21) exprime parfaitement ces deux versants de la montagne pascale.

Il commence au ras du sol : le suppliant est « Un ver et non un homme. La flétrissure de l’humain, le rebut du peuple et la cible des railleurs » : Les passants diront à Jésus « Si tu es le roi de juifs, sauve-toi toi-même ! » Son environnement n’est qu’animaux dangereux, bandits de grand chemin. Son péril est constant : Ce sont les épées, les griffes, les gueules, les cornes … Le nouveau testament, spécialement les évangiles de la passion, relisent de façon plus que précise tous ces détails. Jésus sera raillé, bafoué avant d’être agressé, transpercé, mis à mort. Il est crucifié entre deux bandits. Les soudards partageront ses habits et tireront au sort sa tunique.

Etienne, le premier martyr chrétien par lapidation se verra aussi confisquer ses vêtements qui seront déposés auprès d’un certain Saul de Tarse, futur Saint Paul. Dans les exécutions capitales, on divise, on répartit sans faire de sentiments. Il est facile de tourner une page, classer un dossier. Facile pour qui n’a plus un cœur de chair ! Jésus finira son existence dans un sentiment d’abandon. Le psalmiste touche à la fine pointe de l’abandon. Du fond de l’abîme, il ne voit aucune issue.
« Un mot se présente spontanément à notre esprit pour résumer l’attitude de Dieu à l’égard du monde et de l’histoire humaine, celui de SILENCE … Ce silence de Dieu est un scandale pour la conscience moderne » (Claude Geffré).

Et voilà que ce psaume s’élève à une louange liturgique en assemblée, invitant tous les «Frémissants » à louer le Seigneur. « Oui, tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères ! »
Saint Augustin commente ce verset en disant :  « C'est dans votre Eglise si étendue que je publierai votre gloire. Je vous bénirai dans cette Eglise répandue par toute la terre. J'offrirai mes voeux, en présence de ceux qui craignent mon Dieu. J'offrirai le sacrement de mon corps et de mon sang, devant ceux qui craignent le Seigneur ».

A l’ignominie du supplicié anéanti répond sa Résurrection son exaltation ainsi que la soumission de tous les êtres au Seigneur de l’univers. « Dieu l’a élevé au-dessus de tout ! » (Lettre de Paul aux Philippiens, deuxième lecture).

Père BABEL sm

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