Dimanche 6 Avril 2025 Commentaire du psaume 126(125) Joie et espoir au retour de la captivité Le psaume prié ici est un des psaumes chantés par les juifs qui montaient en pèlerinage à la colline de Sion - Jérusalem et son Temple, la demeure de Dieu - (Voir au lexique : Psaumes des montées).
Très bref, il est utilisé en entier.
Le contexte historique est le retour de l’exil et de la déportation à Babylone, qui fut l’épreuve maîtresse du peuple de Dieu. Mais il s’agit de tous les retours à Dieu, de la croix du Christ qui s’anéantit pour vivre et être glorifié à la droite du Père. C’est « le grain de blé jeté en terre pour porter du fruit ». C’est le mouvement qui va des douloureuses semailles au chant des moissons.
Le psaume comporte deux parties distinctes. La première vise le passé : ils sont revenus d’exil ; ils revivent ce retour extraordinaire comme un « Rêve », un flot « De rires et de chansons ». Même les païens s’extasient devant les « Merveilles accomplies par le Seigneur ».
La deuxième partie est une demande, comme si le retour n’était pas encore fait ! C’est une forte insistance : que le Seigneur ramène tous nos prisonniers comme les eaux torrentielles des gorges du désert.
Ce psaume est bien situé durant le Carême, temps par excellence de la conversion, du retour à Dieu depuis tous nos exils intérieurs. Ce retour, c’est celui de la femme surprise en adultère. Accueillie avec miséricorde par Jésus, elle est invitée à une conversion : « Va, et désormais ne pèche plus ». Les captifs qui reviennent, ce sont tous ceux qui peuvent dire comme Saint Paul : « A cause du Christ, j’ai tout perdu, je considère tout comme des balayures, en vue d’un seul avantage, le Christ » Les pèlerins montant à Sion sont ceux qui « Oublient ce qui est en arrière et courent vers le but » (deuxième lecture).
En marche vers le Royaume !
Père BABEL sm
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